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Nouvel atelier

Le projet d’une transformation du bâtiment (dans lequel nous avions déjà chacun un atelier Alexandre Delay et moi-même) a été conçu par une architecte de Bordeaux, Emmanuelle Lesgourgues (cf. blog http://projetbouliac.canalblog.com. Son projet impliquait que nous fassions table rase de la partie du bâtiment dans laquelle se trouvait mon dixième atelier. Il fallut le vider de tout ce qu’il contenait, ranger les tableaux dans un atelier provisoire durant le temps de sa démolition et de sa reconstruction.

Ce nouvel atelier a été pensé et construit en fonction d’un désir très vif d’ouvertures suffisantes pour laisser entrer un maximum de lumière (cf. Des paysages fenêtres) tout en réservant suffisamment de murs et de cimaises pour travailler et de place de rangement pour les tableaux (cf. Fenêtres et tableaux)

Depuis octobre 2008, un bon nombre de tableaux ont été réalisés en rapport avec l’architecture de l’atelier, de la maison et plus particulièrement de la grande capacité d’ouvertures sur le paysage immédiat. (cf. Paysages à Bouliac).



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Atelier 1960-1990

Extrait de Aujourd’hui 9 octobre / Maya Andersson, Musée Jenisch & Atelier Bouliac 1997

Mon atelier aujourd’hui est aménagé dans une ancienne étable, à côté de notre maison d’habitation. Les fenêtres ont beaucoup d’importance. Nous avons respecté les ouvertures existantes et mis des vitres là où il n’y en avait pas. Les fenêtres du sud sont larges et cadrent le paysage en cinémascope. La porte interrompt à peine le panoramique. C’est le côté cinématographique de l’atelier, toujours à contre-jour. Par la fenêtre ouest (châssis coulissant en aluminium), on peut voir un prunier qui fleurit au printemps. C’est la fenêtre japonaise, j’en ai fait un tableau en mars 1996 : La fenêtre de l’atelier. Tout blanc comme les fleurs du prunier avec un chat dans le coin inférieur gauche du tableau. Le chat et le prunier sont dehors, le chat et le prunier sont dans le tableau. Mur nord, deux fenêtres à rabat donnent sur la forêt. L’une, plus grande que l’autre, est protégée par des barreaux. Les arbres de cette petite forêt, tilleuls, hêtres, frênes, érables ont des feuillages très lumineux. Si la lumière est belle dans cet atelier, c’est grâce à ces feuillages.
L’atelier mesure environ 6 m. sur 13. Il a 3 niveaux de plafond. Le sol est en agglo sur béton.
En hauteur, un mur bleu, une fenêtre murée, une paroi en bois avec une porte fermée. C’est par cette porte qu’on jetait le foin dans l’étable.
L’atelier est composé de plusieurs parties distinctes. Celle qu’on pourrait appeler bureau située à l’extrémité basse de l’atelier, avec une bibliothèque d’usage et une longue table pour écrire et pour lire. Dans cette partie il y a aussi un canapé, une petite table avec la radio, le téléphone et divers ustensiles pour chauffer l’eau et préparer la colle de peau. Une autre table encore, sorte d’établi à dessin, découpage, assemblage, montage, bricolage. On y trouve des boîtes avec toutes sortes de choses, des insectes morts, des feuilles séchées, des tessons...
La partie centrale est plus haute de plafond, avec une grande paroi blanche en bois face à la porte d’entrée. C’est la seule surface de l’atelier sur lequel je peux planter facilement des épingles, des punaises, des clous pour accrocher, assembler, voir les choses à la hauteur de mes yeux.
La partie où je peins (souvent au sol) est la plus grande de l’atelier. Une table à roulette me sert d’établi mobile et provisoire. Pour tendre les toiles, surtout les grands formats, c’est plus facile de faire tourner la table avec le châssis que de tourner autour du châssis. Cette table est devenue un outil de travail indispensable. Il y a aussi un chariot roulant pour poser les couleurs, pigments, liants, pinceaux et récipients.
Les tableaux en cours sont au sol ou appuyés contre les murs ouest ou nord.
À l’extérieur, de part et d’autre de la porte vitrée, un jasmin jaune d’hiver, un jasmin grimpant très odorant et un jasmin à grosses fleurs que je rentre dans l’atelier dès les premiers froids.

Depuis les années soixante, j’ai eu plusieurs ateliers, celui-ci est le dixième...


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