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Tableau des débris de céramique

Ce tableau, 250 x 200 cm, peinture à l’huile sur toile, commencé en février 2010, sera poursuivi jusqu’à épuisement des débris trouvés et de la place disponible sur le tableau. Ces quelques images témoignent de l’évolution du travail dont la forme prend parfois l’aspect de « cartes » de pays incertains.

Les débris représentés, 1408 pièces aujourd’hui 31 janvier 2014, proviennent de pays ou de régions très diverses en fonction des voyages et des trouvailles : de Syrie, d’Égypte, de Suisse, du nouveau Mexique, des rives du Potomac, du Pérou, du Cambodge, d’Inde, de Barcelone, de Moscou et de St Pétersbourg, mais aussi du sous-sol de Bordeaux ou de Colombier, des jardins d’Alain ou d’Alexandre, de celui de Juliette ou d’un l’atelier de céramique…

Tous ces fragments sont rangés dans des enveloppes datées du jour de la représentation et conservées dans des cartons. Ils constituent un « trésor » hétéroclite dont le seul point commun est la céramique dont on sait qu’elle est le matériau témoin le mieux conservé de notre histoire de l’art et de l’objet.

Le tableau se remplit petit à petit, les espaces se comblent, la peinture se rapproche des limites du tableau.

En janvier 2015, j'ai décidé qu'il était suffisamment dense. Il contient 1534 pièces, récoltées par de nombreuses personnes, dans différentes parties du monde. Cette collection est infinie, je commence un nouveau tableau...



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Débris d'objets en céramique, Mars 2008

Publication, 24,5 x 21 cm, impression numérique à 15 exemplaires chez pixagram, Bordeaux


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Tessons & fragments

Extrait de Correspondance e-mail entre Maya Andersson et Nicole Gonet,
(co-directrice de la Galerie Numaga, Colombier) 27 mars 2004 /12 mars 2005

[...] l'histoire de la peinture commence là, dans et sur la terre. Au fond des grottes et des sépultures, sur les murs des maisons et des temples et sur les terres cuites. Puis cuites, cuites et recuites, colorées et décorées. C'est le cas de la peinture égyptienne, grecque, étrusque et romaine...
De chacun de mes voyages, j'ai rapporté de la terre, avec laquelle j'ai longtemps travaillé et de nombreux fragments dont beaucoup de tessons de pierres et de végétaux.
J'ai un respect immense pour tous ces petits morceaux qui nous montrent autant d'indices de choses qui ne sont plus, mais qui ont existé. Chaque fois que nous plantons un truc dans le jardin, on trouve un fragment de vaisselle, un os ou un bout de ferraille. C'est bien de ce mobilier dont je veux parler, celui qui a résisté à tous les bouleversements, à tous les changements de propriétaires, de gouvernements, de civilisations.
À une toute petite échelle, je reconstitue des micro-chantiers où les éléments récoltés sont mis en scène, rapprochés, assemblés sans projet autre qu'une fiction toute personnelle [...]


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